Un Psy dans la ville
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Freud



« Le féminin toujours en question » écrivions-nous il y a quelques semaines. Le féminin questionné fait le sujet d’une pièce de théâtre[1], écrite en 1870 par Villiers de l’Isle Adam, et jouée ce printemps sur une scène parisienne.Questions sur le féminin

Elisabeth, jeune femme bourgeoise, assiste efficacement son mari dans la gestion de ses affaires et de sa fortune, manifestement plus intelligente et douée que lui. Un soir, après avoir mis de l’ordre dans les comptes, elle lui annonce qu’elle s’en va. Elle veut vivre autrement, elle veut avoir du temps pour rêver, pour contempler, et sans doute aussi pour penser. Ainsi par sa révolte contre l’ordre bourgeois, masculin, capitaliste et consumériste, elle ouvre l’espace de l’intime, de l’idéal, du combat pour vivre par soi-même, exister comme sujet.

Cette héroïne n’est pas sans rappeler quelques autres,

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Pour voir le célèbre sofa recouvert d’indiennes et de cachemires, le voyage à Londres sera nécessaire. L’on s’acheminera patiemment vers le très chic quartier de Hampstead. Après avoir emprunté deux ou trois lignes de bus, juché sur l’impériale comme il se doit pour un touriste, notre patience sera récompensée : loin du centre ville bruyant, les demeures en briques rouges, leurs jardins verdoyants, l’aisance tranquille de leurs habitants, nous enchanteront.

Divan de Freud
Photo MPSD

La maison où Freud vint mourir, n’a rien à envier à ses voisines : pelouse grasse, rosiers généreux, hydrangeas florissants. Comme si nous étions le voisin, ou le facteur, ou un vieux patient, nous sonnons. Le bonhomme qui nous ouvre, n’a rien d’un descendant des disciples de Freud, ni d’un psychanalyste, juste un vieux gardien revêche. Malgré notre anglais de base, certes not fluent, mais ayant fait ses preuves dans d’autres musées britanniques, nous ne nous comprenons pas. Aussi, en l’absence de mode d’emploi de ladite maison, nous nous surprenons à en entreprendre la visite sans passer par la case billetterie…

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Il y a presque un siècle (en 1926) Freud publiait un petit livre pour défendre la pratique thérapeutique dont il était l’inventeur. A relire aujourd’hui « La question de l’analyse profane » on en mesure toute la fraicheur, la pertinence et l’actualité. Ecrit parce qu’un de ses condisciples se voyait menacé de poursuites pour exercice illégal de la médecine, le livre apparaît comme un argumentaire précis et concis de la psychanalyse. On y revisite l’essentiel des concepts freudiens, petite mise au point efficace pour les néophytes et les autres…

unknownCertes, la psychanalyse est une thérapeutique, mais pour autant doit-elle être mise au même rang que les antidépresseurs et les neuroleptiques, les méthodes de rééducation cognitive, ou les reprogrammations neurologiques ? Car la psychanalyse est bien autre chose qu’un soin, elle a à voir avec la vie, l’existence humaine dans son ensemble, pas seulement celle du corps.

Aussi son exercice peut-il à juste titre être librement accessible, et non réservé à l’usage des seuls médecins, comme le revendiquaient certains gardiens de l’ordre établi.

Mais la psychanalyse garde-t-elle aujourd’hui de son impertinence, ou bien s’est-elle rangée des voitures, ravalée au rang d’un simple acte de soin psychologique ?

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