Un Psy dans la ville
Unpsydanslaville

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Le blog unpsydanslaville est le projet de deux psychanalystes qui souhaitent partager auprès d’un large public, une dimension actuelle et vivante de la psychanalyse.

En nous saisissant d’interrogations soulevées par les évolutions du monde contemporain, au travers de faits sociaux, culturels, politiques… et en prenant appui sur nos corpus et nos pratiques, nous publions des textes qui se veulent le reflet de ce processus d’écoute spécifique à la psychanalyse. 


No future

Un personnage de roman à l’unisson du désenchantement social, c’est ainsi que se présente le héros de « Sérotonine »[1], le dernier livre de Michel Houellebecq. Portrait d’un homme désabusé, désespéré, nostalgique des amours perdus, aux prises avec un avenir barré, ce faux héros ferait la synthèse de l’homo capitaliste du début du XXI° siècle : angoissé et déprimé de vivre dans un monde d’incertitudes. Car l’environnement qu’il décrit est aussi désenchanteur et désenchanté que lui-même : monde d’inquiétudes et d’angoisses sociales, économiques, politiques, replié sur lui même et haineux. Les colères ne semblent plus pouvoir le sauver.

Seule la vie amoureuse apporterait de la joie à cette vie sans saveur, mais pour celui-là qui nous est conté tout est définitivement trop tard.

De cette peinture d’une époque, d’une société inquiète et désenchantée, le lecteur en reconnaîtra la familiarité : c’est sans doute cela qui dérange dans les romans de Houellebecq, cette manière trop précise, trop crue, de nous narrer notre environnement. Nous pourrions oublier trop vite que la littérature n’engage que son auteur. Le personnage et son cadre ne sont que pure fiction, mais comme toute fiction elle puise ses sources dans le réel.

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Filiation – Affiliation

Être fille ou fils de… petite-fille ou petit-fils de… Appartenir à une famille, une classe, un groupe, une communauté… sont autant de points d’ancrage de notre identité, de la reconnaissance de nous-mêmes tant à nos propres yeux qu’à ceux d’autrui.

Parfois la filiation est difficile à porter tant elle apparaît comme un insigne trop visible et embarrassant : la passé douteux d’une famille, un secret sur la naissance, un milieu social ou une nationalité … Comment faire alors pour trouver sa propre identité, se détacher de liens qui entravent, même symboliquement ? Freud évoque un souvenir honteux [1]: lors d’une promenade avec son père, ce dernier croise un homme qui, d’un geste violent, fait tomber son chapeau et lui demande de descendre du trottoir : le père s’exécute. Freud a gardé le souvenir de son père humilié tout au long de sa vie. C’est sans doute pour le jeune Freud la première rencontre avec la réalité de l’antisémitisme de la fin du XIXème siècle. Tout au long de son œuvre, la question de son identité juive est présente, de manière voilée. Elle sera plus visible dans le texte qui sera publié en 1938 [2]que l’on peut lire sous l’angle d’une critique virulente de l’antisémitisme. Il est aussi un questionnement sur son identité de juif, de sa filiation. L’œuvre de Freud serait-elle portée par la nécessité intime de réfléchir à cette identité ?

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Vision du monde

La psychanalyse prétend-elle avoir une vision du monde ?

Freud s’exprime sur le sujet dans un texte de 1932 intitulé « Sur une Weltanschauung », terme allemand décrété intraduisible, mais qui approche la notion de vision du monde. Voilà ce que Freud en dit : « Je pense donc qu’une Weltanschauung est une construction intellectuelle qui résout, de façon homogène, tous les problèmes de notre existence à partir d’une hypothèse qui commande le tout, où, par conséquent aucun problème ne reste ouvert, et où tout ce à quoi nous nous intéressons trouve sa place déterminée »[1].

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Avis aux lecteurs

Par éthique, nous ne répondrons pas, par le biais de ce blog, aux questions touchant à des problématiques personnelles.