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Trace et inconscient

Neural Connections In the Human Brain - bigthink.com
Neural Connections In the Human Brain – bigthink.com

Une série de conférences organisées  en 2008 au Collège de France sur le thème « neurosciences et psychanalyse » a donné lieu à publication.

Il est remarquable que des chercheurs s’inscrivant dans des approches aussi différentes aient eu la volonté de se parler et se comprendre sans se vilipender ou se mépriser.

Il résulte de ces recherches et discussions que les deux disciplines ne s’excluent pas entièrement alors même que leur objet d’étude ne se recouvre pas.

Le postulat à l’origine de leur rencontre est que le lien entre fait biologique et fait psychique n’est pas si simple !

Il ne s’agit pas de prouver que l’inconscient est ou non vérifiable scientifiquement ou visualisable par imaginerie.

Au cours de ces rencontres, la science ne cherche pas à invalider la psychanalyse et la psychanalyse ne se réfugie pas dans une grotte ne voulant rien savoir des avancées de la science.

Les avancées phénoménales des neurosciences ne laissent pas indifférents tous les psychanalystes. Certaines découvertes sur la plasticité du cerveau et sa capacité de réassociation de traces sont congruantes avec l’idée d’une singularité du sujet. Elles invalideraient l’idée d’une cartographie possible des circuits neuronaux valable pour tous.

Il y a toujours un reste, une inconnue que la science ne cerne pas. Pour Lacan, comme le rappelle Eric Laurent « le vivant sur lequel se connecte le système symbolique comme un parasite produit de l’impossible à représenter ».

Autrement dit, il ne serait pas possible de cerner scientifiquement entièrement notre activité psychique car celle-ci passe par le langage et nos interactions avec les autres. Même si la science peut visualiser la zone du cerveau activée par une activité de langage, elle bute sur les causes des modifications des circuits neuronaux.

Elle laisse ouverte la possibilité d’une singularité qui ne peut que se dire à un Autre et en se disant (c’est-à-dire en utilisant le langage) peut modifier un destin (ou autrement-dit des circuits neuronaux !).

Béatrice Dulck

Photo : Neural Connections In the Human Brain – bigthink.com

« Neurosciences et Psychanalyse » sous la direction de Pierre Magistretti et François Ansermet, Collège de France, Editions Odile Jacob – janvier 2010

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Comment

  • Il était temps que neuros et analystes oublient les anathèmes et entament un dialogue qui montre que notre cerveau s’enrichit et se nourrit du symbolique. Et si chaque petit homme à la naissance dispose d’un organe équivalent (?) C’est par le langage et l’échange avec autrui qu’il se singularise et devient sujet.

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